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Google Search Console, à quoi ça sert ?

Anciennement nommé Google webmaster tool, la Search console (pour les intimes !) est l’un des nombreux outils Google en libre service qui sert à suivre les performances d’un site.

Que vous soyez référenceur SEO, simple blogueur, web développeur ou propriétaire d’un E-commerce, l’utilisation de la GSC permettra d’identifier des opportunités en termes de gain de positions sur le favori des moteurs de recherche, de vérifier si tout est ok du point de vue technique, mais également d’observer les grandes tendances qui se dégagent des visites faites par les internautes, à l’instar de Google Analytics.

Autrement dit, une foule de renseignements utiles qui vont aider à améliorer le positionnement de votre portail web. A l’heure où le webmarketing est roi, c’est à ne pas négliger…. et voyons justement ce qu’offrent ses fonctionnalités :

1. La Google Search Console pour vérifier les problèmes techniques :

Grâce à la GSK, nous pouvons identifier facilement quels sont les problèmes techniques qui risquent de nuire à votre référencement SEO. La console identifie :

1.1. La couverture :

Le rapport de couverture d’index permet de voir les pages indexées par le moteur de recherche.

Le moteur de recherche peut parfois bloquer certaines des pages de votre site, dans ce cas, aucun trafic et donc aucune visibilité !

Dès lors, vérifier que Google peut accéder à toutes les pages de votre site web que vous désirez voir indexer est la première action à mener. 

Pour vérifier si vous rencontrez des problèmes d’indexation, accédez à Index > Couverture et vérifiez l’état des pages de votre site Web. Vous aurez accès à deux onglets : “valides” et “exclues”.

Le but étant de s’assurer que les pages exclues le sont bien de manière intentionnelle ‘(exemple : via la balise « noindex »).

1.2. Le sitemap :

Le sitemap est un plan de votre site (souvent sous format XML). Il aide les robots d’indexation à naviguer dans la structure de votre site Web et à trouver l’ensemble des pages (URL) à indexer. Les sitemaps accélèrent le processus d’indexation car ils permettent de trouver plus facilement les pages.

On comprend que c’est un outil nécessaire pour vérifier que Google a bien traité votre sitemap et l’intégralité de vos URLs.

On peut générer un sitemap gratuitement via des sites gratuits comme XML Sitemaps ou via un plugin d’optimisation SEO pour WordPress tel que Rankmath, dont je me sers personnellement.

L’essentiel sera de vérifier via la GG search console s’il n’y a pas de décalage entre le nombre d’URLs soumises à Google et le nombre d’URLs véritablement indexées.

Votre site comporte plus de 50 000 URL ? Il vous faudra alors ajouter plusieurs fichiers de plan de site (sitemaps). Dans ce cas, chaque fichier de plan de site doit être répertorié dans un fichier d’index de plan de site , qui ne peut pas contenir plus de 50 000 fichiers de plan de site et ne doit pas dépasser 50 Mo. 

A savoir : un plan de site n’est qu’une recommandation pour Google, qui peut ou non être prise en compte.

google search console sitemap

1.3. GSC et ergonomie mobile :

Les problèmes d’ergonomie mobile nuisent à l’expérience utilisateur sur ce type de support. Si le rapport présente des erreurs, elles pourraient être de nature suivante :

Utilisation de plug-ins incompatibles : certains plugins ne sont pas compatibles avec la plupart des mobiles, comme c’est le cas de Flash. Il faut revoir la conception de votre page dans ce cas.  

Fenêtre d’affichage non configurée sur « device-width » : adoptez le “responsive design” pour toutes les pages de votre site, afin que les fenêtres s’adaptent au type de support.

Contenu plus large que l’écran : il se pourrait que certaines de vos pages demandent un défilement horizontal pour être complètement visibles. Il faut corriger cela.

Éléments cliquables trop rapprochés : vos boutons ou liens cliquables sont-ils suffisamment éloignés les uns des autres pour que l’internaute puisse cliquer ?

Texte illisible : si votre texte est trop petit, cela force les mobinautes à zoomer pour avoir accès à la lecture. Google vous conseille d’augmenter votre taille de police.

En cliquant sur le nom de l’erreur signalée, vous aurez accès à l’URL qui pose problème. Apportez-y une correction en vous servant de la rubrique d’aide, puis en tapant votre recherche ou bien en vous faisant aider par un webmaster.

Une fois les corrections apportées, il faudra demander à Google de réexplorer les pages corrigées (via “valider la correction”).

Et attendre un peu…. 

1.4. Les signaux web essentiels :

Il s’agit d’un rapport sur la vitesse de chargement de votre site web, sur mobile ou sur ordinateur.

Pour chaque support, vous trouverez le détail en cliquant sur “ouvrir le rapport”. En cliquant sur la ligne du tableau sous l’onglet  “détails”, s’afficheront le détail des URL concernées sur votre site.

google search console signaux web essentiels

Pour résumer, les problèmes courants identifiés dans cette section sont de 3 types : Largest Contentful Paint (LCP), First Input Delay (FID), et Cumulative Layout Shift (CLS).

Si vous avez des problèmes de vitesse sur votre site, jetez un oeil à la documentation officielle de Google ou bien faites appel à un web développeur. Ces problèmes sont en effet un peu complexes à régler si ce n’est pas votre métier…

1.5. L’outil d’inspection de l’URL :

Vos pages sont-elles bien indexées par Google ? C’est ce que cet onglet vous permet de voir.

Pour ce faire, rendez-vous dans “outil d’inspection de l’Url” du menu de gauche, puis sélectionnez une URL de votre choix.

En cliquant ensuite sur “afficher l’Url explorée”, un écran s’ouvre à droite avec la version Html, la possibilité de voir une “capture d’écran de votre page” telle qu’affichée pour Googlebot et “plus d’infos”.

Cette dernière section vous donnera des informations sur le code de réponse Http, le type de page, etc.

google search console outil inspection url

1.6. La demande d’indexation d’URLs via la Google Search Console :

Vous venez de mettre à jour une page de votre site ? Demandez une (ré)indexation via la Google Search Console.

Ce petit coup de pouce devrait faire apparaître votre page dans les SERP plus rapidement que si vous attendez que Googlebot ne la trouve. 

Tapez votre URL dans le champ de recherche GSC, puis cliquez sur Demander l’indexation. 

1.7. La suppression d’URLs :

Que vous désiriez supprimer une URL de manière temporaire ou définitive (sur Google, bien entendu), c’est par la Google Search console que l’on passera. Voyez comment procéder.

1.8. Le rapport AMP (“Accelerated Mobile Pages”) :

Le format AMP offre une version très épurée de son site pour les internautes sur mobile, afin de gagner en vitesse. Et c’est ce rapport qui va vous signaler les problèmes liés aux pages AMP. Vous pouvez utiliser l’outil de test AMP de la GSC ici.

Vous n’avez pas de format AMP pour vos pages, c’est grave, docteur ? Pas de panique : il est tout à fait possible d’avoir un site « mobile friendly » sans passer par là à l’heure actuelle (2021).

google search console test amp

2. La Google Search Console pour votre référencement SEO :

Hormis ces considérations, la GSC est utile pour vous donner des indications sur la manière dont Google interprète votre site (crawl & d’indexation). Ce n’est donc pas un outil SEO à proprement parler : vous n’obtiendrez pas d’infos sur votre contenu éditorial et sa qualité. Or quand on sait à quel point cela compte….

Cela dit, cet outil gratuit de Google vous aidera à obtenir une bonne indexation, ce qui constitue déjà un point important en matière de référencement naturel.

Et quelles infos va nous donner la console ?

2.1. Le Clic-through-rate (onglet “performances”) :

Nommé aussi CTR, il s’agit du taux de clics vers votre site quand il apparaît dans les résultats de recherche de Google.

Imaginons que vous ayez beaucoup d’impressions (c’est-à-dire que votre site s’affiche souvent dans les résultats pour une requête donnée) mais que le CTR soit faible : on peut présumer que votre titre et que votre méta-description n’incitent pas les internautes à cliquer.

Dans ce cas, retravaillez-les dans un copywriting plus attractif.

google search console CTR

2.2. Les requêtes (onglet “performances”) :

Ce sont celles sur lesquelles votre site se positionne : mots-clés ou requêtes sur lesquels votre site web a été affiché dans Google.

Il s’agit d’une info super intéressante car elle permet de savoir sur quoi il est utile de retravailler un peu afin de monter facilement dans les positions (ce que l’on nomme les “Quick wins” dans le jargon SEO).

Pour avoir une idée plus précise de vos positions dans GG sur certaines requêtes :

Sélectionnez l’icône en forme d’entonnoir dans la partie droite du rapport.

Cochez la case « clicks »

Vous obtenez alors les positions de votre site pour les requêtes indiquées, ainsi que le taux de clic.

Les positions allant de 10 à 20 sont particulièrement intéressantes : ce sont celles qui arrivent en deuxième page de Google. Avec un petit effort d’optimisation de contenu, il pourrait être facile de les positionner en page 1.

Au boulot !

google search console requêtes

2.3. Les liens (onglet “liens”) :

On trouvera dans cette section plusieurs types de liens. Les liens dits “externes” (ou backlinks), autrement dit, les sites qui font des liens vers le vôtre, les pages cibles les plus référencées, ainsi que et les liens “internes” (ceux qui sont faits de votre site vers votre site) dans le cadre du maillage interne ainsi que les textes de ces liens (“ancrages”).

Pour surveiller les liens qui ont été faits vers votre site, et vérifier les liens potentiellement “spammy”, faites comme suit :

Cliquez dans la section « Liens »

Cliquez sur « Principaux sites d’origine »

Identifiez les éventuelles irrégularités

Je constate des liens potentiellement “spammy”, que dois-je faire ? Généralement, Google est en mesure d’identifier les backlinks de mauvaise qualité et ceux de confiance. Il n’est donc généralement pas nécessaire de désavouer ces liens, mais si vous avez un doute, jetez un oeil à la documentation officielle du moteur de recherche.

Un backlink spammy, qu’est-ce que c’est ?

Ce sont des liens retour toxiques faits vers votre site et issus potentiellement d’un netlinking agressif organisé par certaines agences SEO, provenant d’agrégateurs de flux, ou de tentatives de négative SEO (techniques utilisées par certains référenceurs peu scrupuleux pour vous faire perdre des positions). Et oui, même ça, ça existe !

Google Search Console, conclusion

Si l’outil couvre bon nombre de notions techniques auxquelles vous n’êtes pas habitué, liez-y tout de même votre site. Familiarisez-vous avec les notions de référencement SEO, petit-à-petit.

Il devrait vous aider à avoir une vue d’ensemble des erreurs techniques en lien avec votre site web, ainsi qu’à ses performances en référencement. Il s’agit d’un outil d’analyse incontournable pour qui désire améliorer son positionnement sur Google à l’heure actuelle.

Qui plus est, de manière entièrement gratuite. On ne s’en prive pas.

Emmanuelle Wiesemes
Emmanuelle Wiesemes

Social média, sites web et référencement à Liège

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C'est en ordre.

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